Produits : les shampooings naturels

Posté le 10 mars 2018 à 1:33

De nos jours, la composition des produits cosmétiques est de plus en plus chimique et devient difficilement compréhensible si nous n’avons pas un diplôme d’ingénieur en sciences. Pourtant, d’après la consommation générale de ces dernières années, la population se tourne plus volontiers vers des produits naturels ou « bio ». Bonne nouvelle !

Que fait donc l’industrie cosmétique face à cela ? Elle invente des copies de produits naturels !!! Mais en voulant tirer les coûts de fabrication vers le bas, elle rend en même temps ces produits de très mauvaise qualité. Graisses animales, produits chimiques de synthèse, irritants cosmétiques… tous les moyens sont bons pour vendre du caca en l’entourant de paillettes.
Difficile de savoir ce qui est bon ou pas dans tout ça ! Voici donc un guide pour vous aider à y voir plus clair dans les choix de savons pour vos Dreadlocks (et votre corps) et ainsi faire le tri dans votre salle de bain.

Votre peau et vos cheveux vous diront merci, et la nature en sera reconnaissante car les savons chimiques liquides de l’industrie cosmétique contiennent des produits toxiques ayant un fort impact environnemental. Cet article restera donc centré sur les savons naturels, et je ne parlerai pas (ou très peu) des savons chimiques liquides de l’industrie cosmétique que je ne conseille absolument pas de toute façon !

La minute culturelle
Le savon a été inventé en Syrie environ 1000 ans avant notre ère (avant J.C.). En Europe, nos amis les Gaulois l’utilisaient déjà en shampooing en le concevant à partir de cendres et de suif (mélange de graisses animales) mais il faut attendre le XVème siècle pour que Marseille devienne un fabricant important de savon. Alors que le savon d’Alep est déjà fabriqué en masse depuis le VIIème siècle.

Les shampooings solides

Cette première catégorie contient des savons naturels au composé simple et végétal. Ils sont parfois un peu plus chers que les autres produits, mais leur qualité est bien meilleure et ils « fondent » beaucoup moins vite sous l’eau que d’autres savons. Leur achat vous permettra donc de tenir plusieurs mois sans payer un nouveau savon. Enfin, ils sont entièrement biodégradables ! Et ce que la nature aime, votre corps l’aimera.

Débutons par quelques classiques :

Le savon de Marseille

C’est le savon le plus conseillé pour préparer des cheveux avant une séance de création de Dreadlocks car il les assèche beaucoup et les rend donc plus aptes à être emmêlés. Le problème, c’est que le savon de Marseille n’a aucune marque officiellement déposée et il existe donc énormément de mauvaises copies souvent élaborées à base de graisses animales ! Voici comment reconnaître un véritable savon de Marseille :

Il est traditionnellement sous forme de cube pesant 600 grammes, et surtout il contient 72% d’huiles végétales. Ce chiffre est très important car s’il diffère sur un savon estampillé « de Marseille » alors c’est un faux ! Le véritable savon de Marseille est à l’huile d’olive (avec une couleur verte/brune), mais cela peut parfois être remplacé par de l’huile de palme ou de coprah (avec une couleur jaune/blanche), ou encore un mélange d’huiles végétales et d’huiles essentielles pour lui donner des propriétés et des odeurs différentes.

Pour les Dreadlocks et le cuir chevelu, cela en fait un shampooing doux qui convient à tous les types de cheveux et de peaux. Néanmoins, comme je le disais, c’est un savon qui peut assécher et il faut donc trouver le bon équilibre avec un soin hydratant pour ne pas avoir de problèmes (de pellicules par exemple).

Le savon d’Alep

C’est l’alternative la plus recommandée au savon de Marseille car le savon d’Alep est plus hydratant selon le pourcentage d’huiles végétales que l’on choisi dans sa composition. Il est reconnaissable grâce à son sceau rond incrusté sur une des faces, illustrant en arabe le nom du fabricant.

Composé d’eau, de soude, d’huile d’olive et d’huile de laurier, il arbore une jolie couleur brune/dorée à l’extérieur, et verte à l’intérieur. Si vous souhaitez reconnaître sans faille un véritable savon d’Alep c’est simple : il flotte dans l’eau ! (mais les vendeurs ne vont pas être contents si vous faites le test directement dans le magasin).

Si vous voyez un savon dit « d’Alep » avec un autre mélange d’huiles que olive/laurier, alors reposez-le ! C’est un faux. C’est un savon qui existe en plusieurs degrés de teneur en huile de laurier, allant de 5% d’huile (le moins cher aussi) à plus de 40%. Pour le cuir chevelu, je vous conseille de choisir un savon d’Alep contenant 10 à 20% d’huile de laurier. C’est déjà très hydratant et doux pour la peau. Si vous avez des problèmes de peau particuliers (comme de l’acné, du psoriasis ou un excédent de pellicules) vous pouvez alors monter jusqu’à 30-40%.

Le savon noir

Un des plus vieux shampooing du monde reste encore aujourd’hui un excellent classique pour nos Dreadlocks. Il est issu d’un mélange d’huile d’olives noires broyées et macérées dans le sel et la potasse (un minerai) pour devenir une pâte épaisse pouvant aller d’une couleur noire très sombre à un vert plus clair.

Pour son utilisation cosmétique, il est dilué dans l’eau afin d’obtenir une composition plus onctueuse. Le savon noir est une base nettoyante parfaite qui purifie en profondeur sans irriter. Il est donc adapté à tous les types de peau, qu’il hydrate et adoucit. Et il est aussi riche en vitamines E réputées pour leur pouvoir antioxydant !

Il est conseillé de le laisser poser quelques minutes, comme un masque capillaire, afin que son efficacité soit décuplée. Pour les Dreadlocks, attention surtout de bien rincer cette substance un peu plus dense et onctueuse que la mousse de savon habituelle. Mais il est possible de trouver du savon noir solide (tout comme le savon de Marseille ou le savon d’Alep), qui sera donc plus simple d’utilisation pour un shampooing.

Voici ensuite une sélection personnelle de marques de shampooings solides :
(cliquez sur les noms pour accéder au site)

  • La boutique MOSO
    Voici une boutique dirigée par deux potes qui se sont lancés dans l’aventure de l’entrepreneuriat (comme moi) afin de promouvoir au mieux les artisans de leur région niçoise avec des produits naturels et végans ! Leur sélection est restreinte mais de qualité, avec des shampooings solides adaptés aux différentes natures de cheveux et aux visuels mignons.
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  • Les savons de Joya
    Cette petite entreprise familiale vous propose des shampooings solides totalement fabriqués et emballés à la main. Vous connaissez mon amour pour l’artisanat ?! Je ne pouvais qu’aimer le concept !
    Vous avez le choix entre des savons avec ou sans huiles essentielles et à chaque fois adaptés à votre nature de cheveux. N’hésitez pas à faire un tour sur leur blog qui est rempli de bons conseils et astuces d’utilisation de tous leurs produits.
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  • Ma Kibell
    J’ai découvert cette marque lors de mes vacances en Bretagne et j’ai testé leur shampooing solide aux orties qui était une bonne surprise ! Certes les ingrédients utilisés ne sont pas toujours les meilleurs choix naturels, mais ils s’entourent de producteurs locaux pour leurs matières premières et tout est réalisé à la main. Attention à la présentation de la page, les 4 shampooings solides se trouvent en bas. Je ne conseille pas leurs shampooings liquides contenant des produits très discutables (SLS, PolyQuaternium…etc).

Les shampooings liquides

Cette seconde catégorie devait contenir des shampooings liquides. Mais je dois vous avouer que mes recherches ont été très difficiles ! Et finalement, il s’avère que la majorité des produits capillaires liquides estampillés Bio & Naturel sont rien de moins qu’un mensonge.
J’ai trouvé dans leur compositionbien trop élaborée pour des savons naturels – des sulfates (produits irritants), des allergènes et des parfums de synthèse prenant plus de 6 lignes sur l’étiquette.
Dans ce cas, que faire ?! Après réflexion j’ai décidé de mettre ici une sélection restrictive de shampooings liquides, dont la composition est la plus naturelle possible. Bien sûr une bouteille de shampooing liquide vous durera bien moins longtemps qu’un shampooing solide, cependant certaines personnes préfèrent son aspect liquide ainsi que son utilisation plus rapide.

Commençons par les classiques :

Les savons de Marseille et d’Alep liquides

Et oui ! Ces savons millénaires existent aussi sous forme liquide, et ils gardent toutes leurs propriétés citées ci-dessus. Faciles à trouver en magasin Bio, souvent très peu chers pour des bouteilles de grandes quantités, c’est l’idéal pour ceux qui cherchent une base lavante simple.

Ces savons sont aussi bien adaptés aux cheveux qu’à l’hygiène du corps, parfait pour éliminer les multiples flacons et ne garder qu’une seule bouteille pour un style de douche épuré.

Le Fait-Maison

« On est jamais mieux servi que par soi-même. » Cette expression prend ici tout son sens ! Face à des marques cosmétiques qui prônent le Bio & Naturel à grands coups de slogans et d’images écologiques qui font scintiller nos yeux, mais qui composent leurs produits des pires ingrédients du marché actuel, le HomeMade est la solution pour avoir un produit sain et réellement naturel.
Je ne vais pas m’attarder ici sur des recettes, ce sera peut-être le sujet d’un nouvel article ?! (dont je mettrai le lien ici s’il apparaît un jour).

Cependant, je peux vous orienter vers la boutique référence des experts en cosmétiques faits maison et naturels : Aroma-Zone.
Si vous cliquez sur leur nom, vous trouverez alors une page dédiée à une base de shampooing neutre, que vous pourrez soit utiliser directement, soit ajouter tout ce que vous désirez comme huiles essentielles et autres soins capillaires !
Comme d’habitude avec Aroma-Zone, la page contient une source d’informations précieuses et abondantes, n’hésitez pas à vous y attarder.

Voici ensuite une sélection personnelle de marques de shampooings liquides :
(cliquez sur les noms pour accéder au site)

  • Dr. Bronner
    Une entreprise allemande familiale créée en 1858 qui propose des shampooings solides, mais qui est surtout connue pour ses shampooings liquides naturels aux différentes senteurs et avec des composants bien choisis. Le prix de cette qualité va vous piquer un peu les yeux, mais en étant économe ou en alternant avec un autre shampooing peu onéreux, on peut se faire plaisir de temps en temps !
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  • Logona
    Restons en Allemagne avec les shampooings liquides de cette marque très impliquée dans la cosmétique naturelle depuis les années 70. Ils ont une gamme variée dans laquelle vous trouverez certainement votre bonheur, et la composition de leurs produits est assez exemplaire ! Leurs prix sont généralement à peu près pareils que ceux de Dr.Bronner, mais pour ceux qui n’aiment pas commander sur Internet vous les trouverez plus facilement en magasin.
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  • Rahua
    Nous partons dans la forêt Amazonienne avec cette marque qui tire son nom d’une plante utilisée depuis des millénaires par la tribu Quechua-Chuar. Le Rahua a des vertus revitalisantes et fortifiantes, ce qui en fait un excellent produit pour les cheveux abîmés. Cette entreprise a su l’exploiter tout en gardant une liste d’ingrédients totalement naturelle.
    Et si vous avez eu peur des prix des deux premières marques, vous allez ici pleurer des larmes de sang en voyant le tarif du petit flacon. Nous sommes quasiment sur une marque de luxe ! En France, vous pouvez normalement trouver cette gamme dans les magasins Sephora, si votre banquier est d’accord.

Les poudres lavantes

Cette troisième et dernière catégorie se concentre sur deux shampooings secs naturels. Et comme ils se présentent sous forme de poudre, il y a quelques conseils préliminaires que je dois vous donner : le dosage de l’eau qu’il vous faut mélanger au produit afin d’obtenir le shampooing souhaité. Généralement ces shampooings secs s’utilisent en tant que « masque » pour les cheveux et doivent donc avoir une consistance onctueuse. Pour les dreadlocks je conseille plutôt d’avoir un rendu final plus liquide. Le risque étant d’avoir une pâte trop dense et qu’elle reste coincée dans les dreads même après rinçage, ce qui en séchant fera des résidus.

Le Rhassoul (ou Ghassoul)

Véritable symbole du Maroc, où se trouve le seul gisement du monde, le Rhassoul est la « terre qui lave« : une argile volcanique aux propriétés lavantes, fortifiantes et purifiantes ! Rien que ça !
Sa méthode de lavage est unique puisque mélangée à l’eau, la pâte issue de cette poudre minérale absorbe les impuretés, afin de les emprisonner jusqu’au rinçage. C’est généralement un produit qu’il faut laisser poser 10 à 15 minutes avant de le rincer pour que son efficacité soit optimale.

Le Rhassoul est notamment conseillé pour les cuirs chevelus gras ou sensibles, car sa composition est 100% écologique ! Il ne contient aucun tensioactif (sulfates irritants), ni aucun produit polluant. Il lave donc en préservant votre peau et vos cheveux, là où un shampooing chimique les agresse.
Selon la particularité de votre cuir chevelu, vous pouvez aussi ajouter des huiles essentielles lors du mélange de la poudre avec l’eau.

Le Shikakaï

Produit phare du concept No Poo – comprenez No Shampoo avec le jeu de mot anglais poo = caca – qui consiste à supprimer tout produit toxique de vos achats de shampooings, tout en espaçant le plus possible son rythme de lavage capillaire jusqu’à ne plus utiliser de shampooing du tout.
Cette plante ayurvédique qui est issue du sud de l’Inde nous donne une poudre riche en saponine, un tensioactif oui ! Mais totalement végétal et donc naturel. Par contre, ce produit a la particularité de ne pas mousser, il faut donc le poser comme un masque capillaire durant 10 minutes avant de le rincer.

Le Shikakaï est réputé pour revitaliser les cheveux, il est donc conseillé aux natures de cheveux très sèches et fragilisées. On lui attribue aussi des propriétés d’accélération de pousse de cheveux, ce qui se vérifie assez bien lorsqu’on voit les belles crinières capillaires des Indiens et notamment des Sâdhus. Mais attention ! Cette poudre est utilisée en shampooing pour démêler les cheveux et les rendre très soyeux, c’est-à-dire tout ce qu’on évite généralement lorsqu’on porte des dreadlocks.
Cela ne gênera probablement pas les dreads qui ont déjà quelques années d’existence, mais ça pourrait poser quelques soucis aux jeunes locks.

Conclusion

C’est ici la fin de ce long article ! J’espère que vous y avez trouvé des informations intéressantes qui vous serviront sous la douche. Il n’est évidemment pas exhaustif et ne présente qu’une sélection de produits et de sites en référence aux shampooings naturels.
Si vous remarquez l’absence d’un produit précis qui devrait apparaître dans cet article, vous pouvez utiliser le formulaire de contact pour m’en parler.

Pour faire le tri dans vos produits et mieux connaître leur contenu, n’hésitez pas à voir ou revoir mon article qui vous apprend à reconnaître les mauvais produits et à mieux lire une étiquette cosmétique.

Et enfin, sachez que le Bicarbonate de sodium n’est pas cité dans cet article car il possède un article entier à son sujet disponible ici.

Merki à toutes les personnes qui m’ont aidé à trouver des informations et à maintenir ma motivation intacte lorsque les difficultés de cet article sont apparues. Le travail d’équipe au profit du partage !

Produits : Lire une étiquette cosmétique

Posté le 25 janvier 2016 à 8:46

Tous les porteurs de dreadlocks connaissent la difficulté à trouver de bons produits cosmétiques pour prendre soin de leurs cheveux, et les minutes passées à s’arracher les dreads devant une étiquette dont la majorité des ingrédients sont aussi compréhensibles qu’un message venant d’une autre galaxie !

Je vous propose donc cet article pour vous éclairer sur les substances que nous retrouvons le plus souvent sur nos étiquettes de produits.
Sont-ils bons ou mauvais ? A quoi servent-ils concrètement ? Puis-je les utiliser sans risquer une réaction allergique ?
Voyons tout ceci de plus près et apportons des réponses !

Que faut-il savoir avant de commencer ?

Il existe dans la cosmétique actuelle trois chimies : organique, synthétique et toxique.
La première est totalement naturelle et se présente généralement sous la forme d’extraits de plantes (les huiles essentielles par exemple), la deuxième permet de recréer certains processus naturels (pour ne pas éradiquer une plante rare par exemple) mais permet aussi malheureusement l’apport de certaines substances pétrochimiques beaucoup moins coûteuses et donc très utilisées de nos jours, enfin la troisième élabore des produits souvent dangereux à plusieurs niveaux, et pouvant provoquer des allergies plus ou moins importantes.

Dans cette industrie cosmétique, qui cherche trop souvent à limiter les coûts de fabrication pour augmenter la marge de bénéfices au détriment des matières premières employées, il devient alors très difficile de faire confiance aux produits estampillés « Bio », « naturel » ou « Spécial locks » sans réellement connaître les effets de leurs ingrédients sur nous.

Comment bien lire une étiquette ?

La chose la plus importante est de connaître l’ordre de la Nomenclature internationale des ingrédients cosmétiques. Sous ce nom à rallonge se cache en fait une règle de base : les ingrédients sont classés en ordre décroissant d’importance de masse.

Ce qui signifie que lorsqu’une substance apparaît en premier sur la liste des ingrédients, elle est la substance présente dans la proportion la plus élevée par rapport aux autres.
Donc si une substance toxique se trouve dans votre étiquette de produit et si elle est placée entre la moitié et la fin de la liste des ingrédients, alors elle ne représente qu’un infime pourcentage dans la composition du produit et en conséquence son effet sera amoindri.

Qu’est ce qui compose réellement nos produits ?

Rentrons maintenant dans le vif du sujet et voyons les différents agents chimiques qui composent nos produits. L’idée n’est pas de faire un lexique complet de la cosmétique générale, j’ai donc réalisé mes recherches à partir des ingrédients présents dans les produits qu’utilisent plusieurs de mes clients afin d’avoir principalement un lexique ciblé sur les cosmétiques capillaires utilisés par les dreadeux.

Nous n’avons pas tous des notions de chimie avancée, et moi non plus d’ailleurs, je vais donc donner des définitions très simplifiées de ces agents chimiques pour être le plus compréhensible possible et des exemples de noms de produits pour chaque agent. Ainsi, vous pourrez lire les étiquettes de vos propres produits et voir ce qu’ils contiennent réellement.

Agent antipelliculaire
Il lutte contre l’apparition des pellicules du cuir chevelu.
Exemple : Salicylic acid, Zinc pyrithione.

Agent antiséborrhéique
Il réduit la sécrétion excessive de sébum, et donc le graissage trop élevé du cuir chevelu.
Exemple : Zinc pyrithione.

Agent antistatique
Il réduit l’électricité statique des cheveux.
Exemple : Cocamidopropyl betaine, Guar hydroxypropyltrimonium chloride, Polyquaternium.

Agent émulsifiant
Il permet le mélange de liquides normalement opposés, comme l’eau et l’huile.
Exemple : Ceteareth 25, Cocoate, Polyglyceryl, Sodium laureth sulfate.

Agent de chélation
Il permet de rendre la composition d’un savon plus stable en éliminant les métaux lourds toxiques de sa recette.
Exemple : Phytic acid, Tetrasodium.

Agent filmogène
Il produit un film autour du cheveux, afin qu’il reste lisse et ne s’emmêle pas. Sur long terme, il étouffe et dessèche le cheveux et le cuir chevelu en l’empêchant de respirer.
Exemple : Acrylate copolymer, Guar hydroxypropyltrimonium chloride, Polyquaternium.

Agent masquant
Il réduit ou masque l’odeur d’un produit chimique, ou l’arôme d’un produit naturel.
Exemple : Amyl cinnaman, Citrus, Geraniol, Glutamate, Fragrance / Parfum / Arôme.

Biocide
C’est un produit dangereux issu de la famille des pesticides, anti-parasitaires et antibiotiques. Son nom parle de lui-même car Bio + Cide signifie « Qui tue la vie ».
Exemple : Zinc pyrithione.

Conditionneur capillaire
Il permet aux cheveux de rester doux, brillants et faciles à coiffer.
Exemple : Diacetate, Dimethicone, Glycerin, Glutamate, Propyl betaine, Quaternium, Zinc pyrithione.

Conservateur
Il lutte contre le développement de micro-organismes.
Exemple : Diazonlidinyl urea,  DMDM hydantoin, Methylparaben (et autres Methyl…), Propylparaben.

Eau
Notre corps en est composé jusqu’à 70% et c’est aussi très souvent l’ingrédient majoritaire de nos cosmétiques sous sa traduction latine « Aqua ».
Enfin du naturel !

Hydrotope
Il permet aux substances résistantes de se dissoudre dans l’eau.
Exemple : Diacetate, Disodium cocoamphodiacetate.

Synergiste de mousse
Il améliore la qualité et le volume de mousse d’un produit.
Exemple : Diacetate, Disodium cocoamphodiacetate.

Tensioactif
Il favorise la bonne répartition du produit sur la peau, et est un agent détergent qui facilite le lavage du cuir chevelu en supprimant le surplus de sébum. Il peut aussi remplacer l’agent émulsifiant et moussant.
Exemple : Ceteareth 25, Cocamidopropyl betaine, Cocoate, Diacetate, Disodium cocoamphodiacetate, Potassium, Sodium Laureth Sulfate.

Tonifiant
Il permet d’hydrater et fortifier les cheveux.
Exemple : Tout extrait végétal et huiles essentielles. (Attention : la « Castor Oil » n’est pas de l’huile de castor ! C’est de l’huile de Ricin, très bonne pour les cheveux.)

Quelles sont les substances à éviter dans nos produits ?

Parmi les composants que nous venons de voir, la majorité sont en fait des substances issues de la chimie de synthèse et de la pétrochimie (dérivé de pétrole). Ils sont totalement inutiles à la fabrication d’un savon naturel et posent des problèmes de santé de la peau, mais sont quand même utilisés dans la cosmétique industrielle pour avoir une meilleure quantité et qualité de mousse ou un meilleur état esthétique. En gros, ce ne sont que des artifices marketing poussant à la consommation.

Voyons maintenant pourquoi certaines substances sont dangereuses et pourquoi faut-il les éviter :

L’alcool dénaturé
Il s’agit d’une substance toxique dérivée du pétrole. C’est donc un solvant qui dénature les qualités naturelles d’autres produits. Il assèche beaucoup le cuir chevelu et les cheveux, ce qui les rend cassants.

Les deux alcools dénaturés asséchants que nous retrouvons le plus souvent dans nos produits capillaires sont l’Ethyl alcohol appelé Ethanol, ainsi que l’Isopropyl alcohol appelé Isopropanol.

Il existe aussi des alcools hydratants qui seront un meilleur choix pour vos dreadlocks. Parmi eux se trouvent le Behenyl alcohol, le Cetearyl alcohol, le Cetyl alcohol, le Myristyl alcohol, et le Stearyl alcohol.

L’huile minérale
Souvent inscrit en anglais par Mineral Oil, c’est un dérivé de pétrole. L’huile minérale est utilisée comme agent filmogène, c’est-à-dire qu’elle créé un film protecteur autour de la peau et des cheveux les empêchant d’absorber l’humidité et l’hydratation des autres produits. Pire encore, l’huile minérale entrave la transpiration et donc la respiration de la peau ainsi que le rejet des toxines corporelles.

Les parabènes
Voici un nom de substance que nous connaissons un peu plus que les autres car nous en entendons parler depuis des années. Les parabènes sont généralement utilisés comme conservateurs, et il est très difficile de trouver des produits n’en contenant pas car environ 80% de la cosmétique industrielle actuelle l’utilise (la plupart à très faible dose, heureusement).

Les parabènes sont issus de la pétrochimie (chimie synthétique dérivée du pétrole) et ont la capacité spéciale de pénétrer dans la peau, et donc dans le sang et les différents organes. Les études mondiales en cours démontrent des conséquences négatives sur les fonctions hormonales, le vieillissement des cellules et le taux de cancer.

Ils sont très facilement détectables sur les étiquettes car ce sont des substances dont le nom finit généralement par -paraben, comme :
Butylparaben, Ethylparaben, Methylparaben, Propylparaben…

Le petrolatum
Souvent en relation avec l’huile minérale, le petrolatum est aussi un dérivé de pétrole qui a une utilité d’agent filmogène. L’Union Européenne l’a classé parmi les produits cancérigènes pour sa composition contenant des hydrocarbures poly-aromatiques, qui peuvent engendrer des irritations cutanées et des allergies.

Les silicones
Ce sont des agents filmogènes, avec toutes les conséquences négatives que ça peut avoir sur les cheveux et le cuir chevelu comme nous l’avons déjà vu pour l’huile minérale et le petrolatum. Ils forment un film plastique qui empêche l’hydratation et dessèche, à long terme, les surfaces recouvertes.

Les silicones sont facilement repérables par leur suffixe -cone (parfois -conol) ou -xane, et ils sont plus ou moins faciles à éliminer de votre tête grâce à d’autres shampoings. J’ai réussi à trouver la liste de cette hiérarchie dont les noms sont relativement durs pour le cerveau, mais ça peut toujours aider à repérer un meilleur produit par rapport à un autre alors la voici !

Silicones difficiles à éliminer :
– Dimethicone
– Dimethicone & Laureth-4
– Dimethicone & Laureth-23
– Amodimethicone
– Amodimethicone & Isolaureth-6
– Amodimethicone & Octoxynol-4
– Dimethiconol & TEA

Silicones faciles à éliminer :
– Amodimethicone & C11-15 Pareth 7
– Amodimethicone & Laureth-9
– Amodimethicone & Glycerin
– Amodimethicone & Trideceth-12
– Amodimethicone & Cetrinomium

Les tensioactifs
Il n’est pas aisé de simplifier cette partie de l’article tant cette famille de produits est chimiquement complexe. Les plus érudits de mes lecteurs m’excuseront donc si je prends des raccourcis afin d’expliquer au mieux et de façon claire les effets négatifs des tensioactifs.

Les tensioactifs fonctionnent comme des aimants. Ils portent des charges négatives qui attirent et accrochent les poussières et le sébum au niveau du cuir chevelu et des cheveux, pour ensuite les emmener avec eux lors du rinçage à l’eau claire. Ils sont donc un élément très important des savons et shampoings, mais il existe plusieurs catégories de tensioactifs… dont je vous épargne l’énumération ici.

Il faut simplement savoir que certains sont plus « durs« , ce qui signifie qu’ils irritent beaucoup le cuir chevelu et sont prioritairement à éviter car ils proviennent de la chimie de synthèse, et d’autres plus « doux » qui sont issus de matières premières renouvelables et plus naturelles.
Bien que les tensioactifs « doux » moussent beaucoup moins et sont donc moins pratiques à utiliser, ils sont un risque moindre d’allergies cutanées et d’appauvrissement de la santé de vos cheveux.

Finalement, ce que vous devez retenir des tensioactifs peut se résumer en quelques noms dont la hiérarchie se divise en trois parties et dont les substances les plus « dures » ont pour initiales ALS et SLS. Voici la liste complète qui vous permettra de vérifier vos étiquettes de produits :

Les tensioactifs très irritants :
– Ammonium Lauryl Sulfate (ALS)
– Sodium Laureth Sulfate (SLS)
– Sodium Lauryl Sulfate
– Sodium Lauryl Sulfoacetate
– Sodium Myreth Sulfate

Les tensioactifs moyennement irritants :
– Cocamidopropyl Betaine
– Disodium Cocoamphodiacetate
– Disodium Laureth Sulfosuccinate
– Sodium Coco Sulfate

Les tensioactifs peu (ou non) irritants :
– Coco Glucoside
– Decyl Glucoside
– Disodium Cocoyl Glutamate
– Laurdimonium Hydroxypropyl Hydrolyzed Wheat Protein
– Lauryl Glucoside
– Sodium Cocoamphoacetate
– Sodium Cocoyl Glutamate
– Sodium Cocoyl Hydrolyzed Wheat Protein Glutamate
– Sodium Cocoyl Hydrolyzed Wheat Protein
– Sodium Lauryl Glucose Carboxylate & Lauryl Glucoside
– Sodium Lauroamphoacetate

Comment trouver des produits naturels ?

Des shampoings solides faits à la main et des huiles végétales, naturelles ou essentielles, c’est le rêve pour vos dreadlocks !
Ces produits ne laissent généralement pas de résidu à l’intérieur des dreads, et ils hydratent très bien votre cuir chevelu et vos cheveux sans effet secondaire contraignant.

Bien sûr cela demande quelques recherches et connaissances pour bien les choisir et les utiliser. Ce qui fera sûrement le sujet d’un autre article pour vous aider au mieux ! Le temps que je fasse les recherches et que je rédige tout ça, vous pouvez déjà voir une petite sélection d’huiles en cliquant ici.

Réaliser nous-mêmes nos shampoings est une excellente chose, mais difficilement faisable si nous n’avons aucune connaissance chimique. Le mieux reste donc de trouver quelqu’un dans votre entourage ou près de chez vous qui connait ce domaine et réalise (ou vend) des produits faits maison !
Pareillement pour les huiles, afin de connaitre les bons dosages et le meilleur choix pour vos dreadocks.
Certains de ces produits ne contiennent aucun (ou très peu de) conservateur. Vous devrez donc les consommer bien plus rapidement que des produits issus de la cosmétique chimique conventionnelle. Renseignez-vous sur la meilleure conservation possible de vos produits, par exemple un shampoing solide ne doit pas être laissé dans l’humidité ou enfermé dans une boite alors qu’il est encore mouillé, et la date de péremption des huiles doit être respectée afin d’éviter toute allergie cutanée.

Enfin, je rappelle que le véritable savon de Marseille est un excellent savon naturel, très pratique pour préparer les cheveux aux futures dreadlocks ou pour les entretenir car il les assèche et permet de plus facilement les emmêler. Mais attention aux copies ! Un véritable savon de Marseille ne contient JAMAIS de colorant ni de parfum, il est composé de maximum 4 ingrédients dont 72% d’huile végétale, c’est tout. La plupart des faux savons de Marseille contiennent essentiellement de la graisse animale, soyez en conscient.
Si vous souhaitez un savon qui assèche un peu moins, vous pouvez aussi vous tourner vers le savon d’Alep.

Conclusion

Je vois souvent des personnes conseiller pour les dreadlocks tel ou tel produit car il est inscrit en gros et en couleur sur la bouteille « produit naturel », « contient des huiles naturelles », « spécial dreadlocks » ou encore le fameux « recette ancestrale ». Alors que ces personnes n’ont pas conscience de ce qu’elles mettent sur leur cuir chevelu et leurs dreadlocks.
La majorité des produits soit-disant spécialement conçus pour les dreadlocks qui inondent le marché aujourd’hui, comme (chut-chut pas de nom) la marque blanche et verte et la fameuse marque jaune, ne sont que des produits dont la composition est essentiellement basée sur la pétrochimie.

J’espère donc que cet article vous aidera à repérer ce qui est bon pour vous, vos cheveux emmêlés et votre corps dès maintenant. Et que vous vous tournerez vers plus de composants naturels en évitant les pièges de l’industrie cosmétique.
Si vous avez des doutes sur un produit, il existe un site qui vous permet très rapidement de voir si la composition de ce dernier est naturelle ou toxique. Accédez à cette page de recherche et rentrez les noms dans l’encadré pour constituer la liste de votre produit.

N’oubliez pas que la santé de nos cheveux passe aussi et avant tout par une bonne hygiène de vie (repos, sport, nourriture saine et variée) et que la nature contient tout ce dont nous avons besoin si on s’y intéresse. Sachez qu’il existe sur mon site un article présentant une sélection de shampooings naturels pour vos dreadlocks qui pourrait vous aider !

Accessoires : Les atébas

Posté le 2 décembre 2013 à 11:03

Simple décoration pour beaucoup, mais porteurs de certains préjugés pour d’autres… dès que quelque chose sort de l’ordinaire, nous n’y échappons pas ! Peut-être est-ce à cause de sa forte ressemblance avec les dreadlocks. Les atébas, ou « babasses » comme certains les nomment, fleurissent sur les têtes de tout âge.
Il semblerait que nous ne connaissions pas encore aujourd’hui leur origine, avec des théories floues comme celle d’une chanteuse africaine qui en portait durant ces concerts. Pourquoi pas ?! Nous ne savons pas non plus si ce mot est féminin ou masculin, donc vous pouvez dire une atébas ou un atébas à votre convenance.

Laissons un peu ces interrogations de côté pour passer aux activités manuelles, car nous allons voir comment faire des atébas, c’est parti !

Que sont les atébas ?

Une atébas est un ensemble de fils, enroulés de façon à produire un cylindre régulier rappelant la forme d’une dread.
Si nous entrons dans les détails, les fils peuvent être de différents matériaux et de différents diamètres. Nous utilisons le plus souvent de la laine, mais il est tout à fait possible de prendre du coton, du tissu en tout genre ou du cuir pour la réalisation. Laissez libre cours à votre imagination !
Pareil pour la longueur qui peut varier de quelques centimètres à… l’infini et au-delà, encore faut-il que votre grand mère ait un stock de laine assez important !

Est-ce possible avec mes cheveux ?

Oui ! Les atébas peuvent se réaliser sur tous les types et toutes les natures de cheveux. Cependant, il faut quand même prendre en compte une limite de longueur de cheveux minimale.
Vous pouvez faire une (ou plusieurs) atébas sans problème à partir de 10 à 15 cm. Certains se lancent à partir de 5 cm de longueur, ce qui peut être possible, mais qui présente un assez grand risque que l’atébas glisse et tombe.
Une atébas très fine avec du fil de canevas par exemple aura plus de chance de survivre sur des cheveux très courts car elle sera aussi très légère.

Et en parlant de survie, pensez aussi que les cheveux (très) fins sont plus fragiles. Il faut donc prendre une mèche de cheveux plus importante pour que ceux-ci ne cassent pas à cause du poids de l’atébas tirant sur la racine.

Matériel nécessaire à la réalisation :

  1. Du fil bien sûr : de la laine, du coton, des tissus, du cuir…etc
  2. Une paire de ciseaux : plus pratique pour couper les fils n’est-ce pas ! Votre dentiste vous remerciera de cette attention…
  3. Des élastiques : ils ne sont pas obligatoires dans la méthode que je vais expliquer mais peuvent être pratiques pour délimiter la mèche avant de débuter.
Vous pouvez préparer aussi quelques décorations afin de les intégrer sur votre atébas comme des perles, des breloques de toutes sortes et même des grelots si vous aimez vous faire remarquer !

Quelques conseils avant de commencer :

Au-delà de la réalisation, le plus difficile dans la préparation du matériel est de savoir quelle longueur de laine prendre car des fils trop courts peuvent ruiner une atébas quasiment finie.
Bien sûr cela dépend de l’épaisseur de votre fil et il n’y a pas d’astuce exacte au centimètre près. Cependant je vais vous donner un petit repère qui peut vous aider : Comme nous allons plier chaque fil en deux en leur milieu, il faut généralement prévoir des fils de quatre fois la longueur de l’atébas souhaitée, et laisser encore quelques centimètres de secours.

La méthode de réalisation :

  • La préparation

Pour des dreadlocks > Il n’y a rien de spécial à faire. Choisissez la dread que vous souhaitez recouvrir d’une atébas et vous pouvez commencer directement !

Pour des cheveux lisses > Il est important de bien délimiter la mèche de cheveux que vous allez utiliser. Un bon quadrillage est donc de mise ! Pour ne poser aucun problème par la suite, faites une racine de forme ronde ou carrée. Une racine de forme trop rectangulaire pourrait tirer sur le cuir chevelu si l’écart entre les cheveux pris dans l’atébas est trop grand. Cela ferait apparaître des petits boutons ou une plaque rouge à cet endroit. Puis faites une tresse avec cette mèche de cheveux, cela empêchera aux cheveux de s’emmêler sous l’atébas et cette tresse vous servira de point de départ pour l’étape suivante.

  • La racine

Pour des dreadlocks > Faites un nœud avec chaque fil autour de la dread afin d’attacher tous les fils choisis et pouvoir débuter l’atébas. Ne faites pas un nœud unique avec tous les fils, ce qui donnerait un gros nœud difficilement dissimulable sous le début de l’atébas. Commencez ensuite à enrouler les fils tout en recouvrant les nœuds pour avoir un début esthétiquement joli.
Vous pourriez aussi passer les fils dans la racine de la dread directement pour qu’ils soient bien maintenus, mais ceci abîmerait votre dread et risquerait de diviser la racine en deux.

Pour des cheveux lisses > Passez tous les fils dans la racine de la tresse, réalisée durant la préparation, jusqu’à avoir la même longueur de fils de chaque côté de la mèche de cheveux. Vous vous retrouvez donc avec le double du nombre de fils choisis au départ et vous pouvez commencer à enrouler les fils autour de la tresse.
Vous pourriez aussi faire un gros nœud avec tous les fils (toujours en leur milieu) autour des cheveux mais il serait difficile de le cacher sous l’atébas sans faire une bosse, ou alors faire un nœud avec chaque fil mais il y a des risques que ceux-ci glissent jusqu’à faire tomber l’atébas.

  • La longueur

Ici la technique est identique pour les dreadlocks et pour les cheveux lisses > continuez à enrouler les fils autour des cheveux, en serrant bien et en faisant attention de ne pas laisser de trous par lesquels nous pourrions voir les cheveux. Cela serait une faiblesse dans l’atébas et pourrait la faire devenir très molle à cet endroit ou la détruire assez rapidement dans les jours à venir.

Pour changer de couleur, il suffit d’abandonner le/les fils utilisés jusque là au profit d’autres et continuer à les enrouler autour des premiers.
Attention à toujours bien garder les fils tendus et l’atébas bien serrée entre les doigts afin qu’elle ne soit pas molle, et donc fragile.

  • Les motifs

Votre imagination n’a pas de limite, alors testez les motifs dont vous avez envie ! Si vous ne savez pas par où commencer, alors voici quelques idées de motifs les plus souvent utilisés.
Certains peuvent être plus difficiles que d’autres à maîtriser, je vais donc les classer en trois parties selon leur complexité :

Les motifs simples

Motif uni / multicolor : C’est la base ! Il suffit d’enrouler les fils de même couleur pour faire une atébas unie, ou de tous les prendre en même temps pour faire un mélange de couleurs. Vous pouvez aussi les placer dans un ordre précis afin de faire un motif coloré qui se répétera sur plusieurs centimètres.

Motif uni-damier : Un effet sympa et très simple, il suffit de faire des parties unies et de changer de fil pour refaire une autre partie unie d’une autre couleur. Vous pouvez varier les longueurs et ainsi avoir un damier très symétrique ou au contraire un damier où chaque partie est de différente longueur. Il est aussi possible de faire un damier qui va crescendo, commençant par des petites parties jusqu’à de plus grandes (ou inversement).

Malibu dread Atébas 01          Malibu dread Atébas 02

Les motifs intermédiaires

Motif croix / croisillons : Pour celui-ci, vous pouvez faire une base unie ou directement créer un croisillon sur la mèche. Il suffit de prendre deux fils et de les faire passer devant et derrière la mèche de cheveux en les faisant se croiser.

Motif spirale : Faites une base de motif uni (ou damier) en laissant un ou deux fils de côtés qui serviront à faire la spirale par dessus cette base.

Malibu dread Atébas 03          Malibu dread Atébas 04

Les motifs complexes

Motif zébré : Lorsque nous le voyons il parait très compliqué à faire alors qu’une petite astuce permet de le mettre en place facilement. Prenez deux fils de couleurs différentes et torsadez les ensemble. Il suffit maintenant de faire votre atébas avec ces deux fils réunis en un seul. Attention cela grossit un peu le diamètre du fil, et donc de l’atébas, bien sûr.

Motif dégradé : Il consiste à débuter une partie unie et d’intégrer petit à petit une autre couleur jusqu’à refaire une partie unie de cette nouvelle couleur. Pour se faire, intégrez un seul fil sur un seul tour au début, puis augmentez le nombre de tours jusqu’à avoir l’effet inverse avec la première couleur utilisée.

Malibu dread Atébas 05          Malibu dread Atébas 06

  • La pointe

Que ce soit pour des dreadlocks ou des cheveux lisses, les techniques sont les mêmes. Il existe plusieurs façons de procéder, vous pouvez choisir celle que vous préférez esthétiquement parlant dans cette liste :

  1. Faites un ou plusieurs noeuds avec deux fils et recommencez avec deux autres fils jusqu’à les avoir tous fait, puis coupez le restant de fils lorsque le résultat vous convient. Cela évite de faire un unique noeud avec tous les fils à la fois et donc de se retrouver avec une grosse boule à l’extrémité de l’atébas.
    En complément de ces noeuds, et si vous souhaitez garder votre atébas assez longtemps, vous pouvez prendre une aiguille pour coudre à travers la laine et les cheveux en faisant quelques allers / retours afin de renforcer la pointe et limiter le risque de la voir se démêler.
  2. Faites une tresse avec tous les fils et finissez-la par des noeuds bien solides, c’est une solution esthétiquement très sympa.
  3. Vous pouvez aussi intégrer à la pointe de votre atébas une perle ou tout autre pendentif et breloque que vous aimez. Il est bien sûr possible d’en mettre aussi sur les longueurs mais attention à ce qu’ils ne frottent pas trop le fil jusqu’à le casser, ce qui affaiblirait l’atébas !

Comment prolonger une atébas ?

Si vous avez des dreadlocks ou cheveux courts, il est possible de réaliser une atébas plus longue que la pointe de vos cheveux.
Pour se faire, prenez plusieurs fils jusqu’à obtenir le même diamètre que la dread ou la mèche de cheveux et accrochez les à la racine en même temps que les fils que vous utiliserez pour l’atébas. Lors de la réalisation continuez à enrouler vos fils autour sans discontinuité entre les cheveux et les fils.
Voilà vous pouvez faire des atébas jusqu’à vos genoux maintenant !

Comment retirer une atébas ?

Beaucoup de personnes croient encore, tout comme pour les dreadlocks, que nous sommes obligés de couper entièrement la dread ou la mèche de cheveux lorsque nous désirons enlever une atébas. FAUX.
Il vous suffit de couper aux ciseaux les derniers nœuds à la pointe de l’atébas et, de tout simplement dérouler tous les fils. Vous retrouvez ainsi vos cheveux intacts !

Comment laver une atébas ?

Vous pouvez laver votre (vos) atébas en même temps que le reste de vos dreadlocks ou cheveux, et exactement de la même manière. Seulement, attardez vous bien sur le rinçage !
Tout comme les dreadlocks, les atébas ont tendance à retenir les résidus et peuvent très vite devenir sales si le savon s’accumule à l’intérieur, appuyez donc bien dessus.
Je vous conseille la lecture de mon article sur le lavage des dreadlocks qui contient quelques astuces pour éviter ces désagréments.

Combien de temps puis-je garder une atébas ?

Des jours, des semaines, des mois, des années ! C’est vous qui décidez. Une atébas bien réalisée et solide pourra facilement tenir plusieurs années.
Bien sûr les cheveux continuent à pousser à la racine de l’atébas et elle va donc se retrouver de plus en plus basse au fil du temps, si cela ne vous gêne pas alors il n’y a aucun problème. Ce point de départ de l’atébas peut même vous servir de repère pour savoir de combien de centimètres votre dread a poussé !

Quels risques pour mes cheveux ?

Le plus gros risque est le poids de l’atébas. Si votre atébas est d’un diamètre conséquent ou d’une longueur élevée, alors toute cette laine va commencer à peser un peu lourd sur votre racine de cheveux. Et si vous avez des cheveux (très) fins ou en mauvaise santé, il y a donc un risque qu’ils cassent sous la pression constante de l’atébas.
Pensez donc à prendre une mèche de cheveux plus large si vous avez des cheveux fins afin qu’ils supportent sans problème le poids de l’atébas.

Le second risque récurrent est que la racine de vos cheveux s’emmêle et devienne assez rapidement une dread. En effet, l’atébas a tendance à tourner sur elle-même et forme donc une spirale qui peut devenir avec le temps une belle dreadlocks ! C’est d’ailleurs une très bonne solution si vous désirez débuter une dread sur votre tête. Par contre, tous les cheveux lisses qui se trouvent dans l’atébas restent généralement lisses !

Est-il possible de faire des atébas amovibles ?

Oui bien sûr ! Pour les personnes ne pouvant se permettre d’avoir une vraie atébas sur le crâne, à cause d’une activité professionnelle trop stricte par exemple, il est tout à fait possible de réaliser une atébas amovible en attachant les fils en leur milieu sur un élastique pour cheveux avant de débuter la réalisation. Ainsi vous pourrez fixer et enlever votre atébas lorsque vous le souhaitez !
Prenez des élastiques solides en tissus plutôt que de petits élastiques en caoutchouc qui s’assécheront rapidement et casseront, rendant votre atébas amovible inutilisable.

Malibu dread Atébas amovible 01          Malibu dread Atébas amovible 02

Un grand merki à Joe de Bob’ine de joie pour ses précieux conseils qui ont rendu cet article possible, et un second grand merki à Marion de Gypsy Tipi pour les photos de ses belles réalisations qui imagent l’article.

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